Rilpivirine est un inhibiteur non-nucléosidique de la transcriptase inverse (INNTI), de la famille sépcifique des diarylpyrimidines (DAPY). Rilpivirine inhibe l'activité de VIH sauvage (EC₅₀=0.4nM) et des mutants du virus (EC₅₀ = 0.1–2.0nM). Rilpivirine peut être utilisé à rechercher les infections virales et le développement de tumeur[1-4].
In vitro, on traite les cellules de cancer pancréatique BxPC-3 avec Rilpivirine (1–1000μM) pendant 72h. Rilpivirine a significativement induit l'apoptose et la nécrose, diminue le taux de la durée de vie des cellules[5]. On expose également les cellules KCL22 surexprimant la protéine SLC22A1 à Rilpivirine (20μM) pendant 30 minutes. On observe une forte accumulation intracellulaire, la molécule inhibe la fonction de transport des protéines SLC22A1 et SLC22A2[6].
In vivo, Rilpivirine (0.42mg/kg) est administré aux rats par gavage pendant 30 jours. Rilpivirine n'a pas significativement modifié l'expression ni la localisation des protéines des jonctions serrées (claudin‑5, ZO‑1) au niveau des microvaisseaux cérébraux. Il n'augmente pas la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique, n'aggrave pas la gravité de l'accident vasculaire cérébral dans un modèle d'occlusion de l'artère cérébrale moyenne[7]. Rilpivirine (0.5mg/kg; début du traitement deux jours avant l'infection) est injecté par voie intra-péritonéale aux rats Knock-Out pour IFNAR infectés par le virus Zika (ZIKV) pendant 16 jours. Rilpivirine a significativement amélioré l'évolution clinique, empêché la mortalité provoquée par ZIKV, réduit le taux d'ARN viral dans l'hippocampe, le cortex frontal, le thalamus et le cervelet[8].
References:
[1] Dash PK, Chen C, Kaminski R, et al. CRISPR editing of CCR5 and HIV-1 facilitates viral elimination in antiretroviral drug-suppressed virus-infected humanized mice. Proc Natl Acad Sci U S A. 2023 May 9;120(19):e2217887120.
[2] Janssen PA, Lewi PJ, Arnold E, et al. In search of a novel anti-HIV drug: multidisciplinary coordination in the discovery of 4-[[4-[[4-[(1E)-2-cyanoethenyl]-2,6-dimethylphenyl]amino]-2- pyrimidinyl]amino]benzonitrile (R278474, rilpivirine). J Med Chem. 2005 Mar 24;48(6):1901-9.
[3] Azijn H, Tirry I, Vingerhoets J, et al. TMC278, a next-generation nonnucleoside reverse transcriptase inhibitor (NNRTI), active against wild-type and NNRTI-resistant HIV-1. Antimicrob Agents Chemother. 2010 Feb;54(2):718-27.
[4] Pereira M, Vale N. Evolution of Antiretroviral Drug Rilpivirine and Approach to Oncology. Int J Mol Sci. 2023 Feb 2;24(3):2890.
[5] Hecht M, Erber S, Harrer T, et al. Efavirenz Has the Highest Anti-Proliferative Effect of Non-Nucleoside Reverse Transcriptase Inhibitors against Pancreatic Cancer Cells. PLoS One. 2015 Jun 18;10(6):e0130277.
[6] Moss DM, Liptrott NJ, Curley P, et al. Rilpivirine inhibits drug transporters ABCB1, SLC22A1, and SLC22A2 in vitro. Antimicrob Agents Chemother. 2013 Nov;57(11):5612-8.
[7] Bertrand L, Dygert L, Toborek M. Antiretroviral Treatment with Efavirenz Disrupts the Blood-Brain Barrier Integrity and Increases Stroke Severity. Sci Rep. 2016 Dec 23;6:39738.
[8] Sariyer IK, Gordon J, Burdo TH, et al. Suppression of Zika Virus Infection in the Brain by the Antiretroviral Drug Rilpivirine. Mol Ther. 2019 Dec 4;27(12):2067-2079.
















