GABA est un neurotransmetteur inhibiteur endogène essentiel dans le cerveau des mammifères, ses valeurs d'EC50 sont respectivement 0.17, 2.1, 2.1, et 1.4μM pour α6, α1, α4, et α5 du récepteur GABAA[1]. GABA est chargé dans les vésicules synaptiques via le transporteur vésiculaire des acides aminés inhibiteurs et module l'excitabilité neuronale pour maintenir des fonctions cérébrales équilibrées[2]. GABA a été largement utilisé dans différents modèles animaux pour réguler les réponses immunitaires, interférer avec la croissance tumorale et atténuer l'anxiété[3].
Le traitement in vitro avec GABA (100µM) pendant 72 heures a significativement inhibé la prolifération des cellules SW480, SW620 et HCT116 et induit un arrêt du cycle cellulaire[4]. Le traitement avec 100µM de GABA aux cellules B des îlots pancréatiques de rat pendant 4 jours a favorisé la prolifération cellulaire, entraînant une augmentation de l'expression nucléaire de p-Akt Ser473 et p-p70S6K Thr421/Ser424[5].
Le traitement in vivo avec GABA via administration orale pendant deux semaines à une dose de 100mg/kg/jour a significativement amélioré l'état métabolique des rats atteints du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) et réduit le poids corporel, l'indice de masse corporelle, les taux de testostérone, le niveau d'insuline et la masse grasse chez les rats diabétiques[6]. L'injection intra-péritonéale de GABA à une dose de 1,5mg/kg par jour pendant 3 mois a amélioré la glycémie et le niveau d'insuline, l'état métabolique et la masse grasse chez les rats diabétiques[7]. Une dose unique de pré-traitement par GABA (10mg/kg; i.p.) administrée 1 heure avant a significativement augmenté le taux de survie des rats atteints de lésion pulmonaire aiguë (LPA) induite par le lipopolysaccharide (LPS), atténué la lésion inflammatoire et l'oedème pulmonaire, diminué la teneur en myéloperoxydase (MPO), réduit la régulation du niveau des cytokines pro-inflammatoires IL-1β et TNF-α, et augmenté la régulation de l'expression de la cytokine anti-inflammatoire IL-10[8].
References:
[1] Mortensen M, Patel B, Smart T G. GABA potency at GABAA receptors found in synaptic and extrasynaptic zones[J]. Frontiers in cellular neuroscience, 2012, 6: 1.
[2] Barakat H, Aljutaily T. Role of γ-Aminobutyric acid (GABA) as an inhibitory neurotransmitter in diabetes management: mechanisms and therapeutic implications[J]. Biomolecules, 2025, 15(3): 399.
[3] Heli Z, Hongyu C, Dapeng B, et al. Recent advances of γ-aminobutyric acid: Physiological and immunity function, enrichment, and metabolic pathway[J]. Frontiers in Nutrition, 2022, 9: 1076223.
[4] Song L, Du A, Xiong Y, et al. γ-Aminobutyric acid inhibits the proliferation and increases oxaliplatin sensitivity in human colon cancer cells[J]. Tumor Biology, 2016, 37(11): 14885-14894.
[5] Untereiner A, Xu J, Bhattacharjee A, et al. γ‐aminobutyric acid stimulates β‐cell proliferation through the mTORC1/p70S6K pathway, an effect amplified by Ly49, a novel γ‐aminobutyric acid type A receptor positive allosteric modulator[J]. Diabetes, Obesity and Metabolism, 2020, 22(11): 2021-2031.
[6] Ullah A, Jahan S, Razak S, et al. Protective effects of GABA against metabolic and reproductive disturbances in letrozole induced polycystic ovarian syndrome in rats[J]. Journal of ovarian research, 2017, 10(1): 62.
[7] Sohrabipour S, Sharifi M R, Talebi A, et al. GABA dramatically improves glucose tolerance in streptozotocin-induced diabetic rats fed with high-fat diet[J]. European Journal of Pharmacology, 2018, 826: 75-84.
[8] Yang J, Li N, Zhen Y, et al. γ-aminobutyric acid alleviates LPS-induced acute lung injury in mice through upregulating type B receptors[J]. Archives of Medical Science: AMS, 2019, 19(4): 1116.
















