Tubercidin est un analogue de l'adénosine doté de puissantes activités biologiques antimycobactériennes, antitumorales[1]. Tubercidin inhibe la réplication du virus du syndrome reproducteur et respiratoire porcin (PRRSV) par la voie RIG-I/NF-κB, perturbe l'expression de la protéine virale non-structurale 2 ainsi que la synthèse de RNA double brin viral[2]. Tubercidin est couramment utilisé à supprimer Phytophthora capsica, lutter contre la pourriture phytophthoréenne des plants de poivron[3].
Le traitement in vitro avec Tubercidin pendant 48h a significativement inhibé la viabilité des cellules A549, HST116, et A375, ses valeurs d'IC50 sont respectivement 0.044µM, 0.082µM, et 0.043µM[4]. Un traitement avec 0.014µM de Tubercidin pendant 48h inhibe considérablement la prolifération des cellules Jurkat[5]. En condition de privation de sérum ou de stress hypoxique, l'exposition des cellules HL-1 à 5μg/ml de Tubercidin pendant six heures stimule significativement la mort des cellules, aggrave la destruction des speckles nucléaires[6].
Le traitement in vivo avec Tubercidin via l'injection sous-cutanée à la dose de 5mg/kg, trois fois par semaine pendant trois semaines, inhibe considérablement la croissance des tumeurs xénogreffées DMS 114 chez les rats[7].
















