Narciclasine est un régulateur de croissance des plantes doté d'une activité antimitotique et de propriétés pro-apoptotiques[1]. Narciclasine peut interagir avec la sous-unité ribosomique 60S et inhiber la formation de liaisons peptidiques en empêchant la fixation de l'extrémité 3' du substrat donneur au centre de peptidyltransférase [2]. Narciclasine est largement utilisée pour induire une déplorisation du potentiel de membrane mitochondriale et éliminer les parasites pathogènes[3].
In vitro, un traitement à Narciclasine pendant 48 heures a significativement inhibé la viabilité des cellules HCT116, MDA-MB-231 et HT-29 avec des valeurs d' IC50 respectives de 0.108µM, 0.0495µM et 1.205µM[4]. Le traitement des cellules SCC-47 avec 100nM de Narciclasine for 24 heures a entraîné une diminution de l'expression des marqueurs mésenchymateux N-cadhérine et β-caténine et a inhibé la migration et l' invasion cellulaire[5]. Le traitement des cellules BCG-823 avec 1µM de Narciclasine pendant 24 heures a inhibé leur prolifération, réduit les niveaux de p-AKT et p-mTOR, et favorisé l'apoptose et l'autophagie[6].
In vivo, l'administration orale de Narciclasine à une dose de 1mg/kg/semaine pendant sept semaines a atténué l'obésité induite par un régime riche en graisses chez la souris, réduit l'accumulation de masse grasse et amélioré la respiration mitochondriale et l'oxydation des acides gras dans le muscle squelettique[7]. L'injection intrapéritonéale quotidienne de Narciclasine (1mg/kg/jour ) pendant 14 jours a réduit l'angiogenèse induite par VEGF chez la souris[8].L'administration sous-cutanée de Narciclasine (1mg/kg) 12 heures avant l'injection intrapéritonéale de zymosane A a atténué l'inflammation et bloqué l'adhésion des leucocytes et la migration transendothéliale dans un modèle murin de péritonite induite par le zymosane[9].
References:
[1] Ingrassia L, Lefranc F, Dewelle J, et al. Structure− activity relationship analysis of novel derivatives of narciclasine (an Amaryllidaceae isocarbostyril derivative) as potential anticancer agents[J]. Journal of medicinal chemistry, 2009, 52(4): 1100-1114.
[2] Nair J J, van Staden J. Insight to the antifungal properties of Amaryllidaceae constituents[J]. Phytomedicine, 2020, 73: 152753.
[3] Gomes K S, Costa-Silva T A, Borges W S, et al. Antiparasitic Activity of Narciclasine and Evaluation of Its Effects on Plasma Membrane and Mitochondria of Trypanosoma cruzi[J]. ACS omega, 2025, 10(3): 3025-3032.
[4] Wang M, Liang L, Wang R, et al. Narciclasine, a novel topoisomerase I inhibitor, exhibited potent anti-cancer activity against cancer cells[J]. Natural Products and Bioprospecting, 2023, 13(1): 27.
[5] Shieu M K, Ho H Y, Lin C C, et al. Narciclasine suppresses oral cancer metastasis by modulating cathepsin B and extracellular signal–related kinase pathways[J]. Biomedicine & Pharmacotherapy, 2023, 158: 114159.
[6] Yuan Y, He X, Li X, et al. Narciclasine induces autophagy-mediated apoptosis in gastric cancer cells through the Akt/mTOR signaling pathway[J]. BMC Pharmacology and Toxicology, 2021, 22(1): 70.
[7] Julien S G, Kim S Y, Brunmeir R, et al. Narciclasine attenuates diet-induced obesity by promoting oxidative metabolism in skeletal muscle[J]. PLoS biology, 2017, 15(2): e1002597.
[8] Bräutigam J, Bischoff I, Schürmann C, et al. Narciclasine inhibits angiogenic processes by activation of Rho kinase and by downregulation of the VEGF receptor 2[J]. Journal of Molecular and Cellular Cardiology, 2019, 135: 97-108.
[9] Stark A, Schwenk R, Wack G, et al. Narciclasine exerts anti‐inflammatory actions by blocking leukocyte–endothelial cell interactions and down‐regulation of the endothelial TNF receptor 1[J]. The FASEB Journal, 2019, 33(8): 8771-8781.
















